La société minière Chemaf est victime d’intox sur un éventuel licenciement des gardes industriels sur son site de Mitwaba.
Accusée de licenciement abusif de son personnel dans la commune rurale de Mitwaba(Haut-Katanga) l’entreprise minière Chemical of Africa(Chemaf) joue la carte de la transparence.
N’ayant pas grand-chose à se reprocher sur le site du territoire de Mitwaba, l’entreprise minière a ouvert ses portes à toutes les délégations venues s’enquérir en commençant par les autorités politico- administratives jusqu’à la société civile.
Bruit de couloir
Tout commence le samedi 23 janvier 2021. Une poignée de gardes industriels du site Chemaf de Mitwaba se présentent au gouvernorat du Haut-Katanga pour dénoncer ce qu’ils qualifient de » licenciement » sans décompte final «
Dans la foulée l’information est reprise par la presse. La société civile se saisit du dossier pour accompagner les supposés ex-agents.

Aucun n’a été viré
Dans le souci de faire la lumière, le cadre de concertation de la société civile a délégué une équipe à la société Chemaf.
Après entretien, grande a été la surprise de la société civile de découvrir que l’entreprise Chemaf n’a limogé aucun alors aucun des agents.
Dans le piège de la rumeur
A ces jours, la société Chemaf ne s’est séparée d’avec aucun de ses gardes industriels.
» Tout le monde reçoit son salaire et continue de le percevoir sur le site de Mitwaba » a expliqué le service des relations publiques de Chemaf répondant aux questions d’Election-net.com.
Chemaf n’a encore rien dit sur son site de Mitwaba qui exploite la cassitérite. Il s’agit d’une fausse alerte propagée dans la contrée, insiste le service des relations publiques de Chemical for Africain.
Mitwaba épargné jusque-là
Comme toutes les entreprises au monde, Chemaf n’a pas échappé à l’impact des affres de la Covid-19. Le géant minier a procédé à une réduction du personnel dans plusieurs de ses sites.
C’est le cas pour le site Usoke (Lubumbashi) où l’usine est démantelée et plusieurs postes supprimées. Le même sort a été réservé aux sites Kalukuluku dit mine de l’étoile toujours à Lubumbashi ou encore l’usine de Mutoshi à Kolwezi.

Tous ces sites ont pour dénominateur commun, le cuivre. Autrement dit, l’entreprise Chemaf a réduit le personnel jusqu’à présent rien que dans le secteur du cuivre à Lubumbashi et Kolwezi.
La société Chemaf n’a jusqu’à présent supprimé aucun poste dans le secteur de la cassitérite qui concerne les sites Mitwaba, Manono ainsi Luena. Nonobstant la baisse de la production et un ralenti des activités les sites, Mitwaba en l’occurrence , gardent la totalité de leur personnel permanent et vacataire.

Le privilège dont jouit le site de Mitwaba est »tout sauf fruit du hasard« . C’est un « choix stratégique opté par Chemaf » qui prend en compte les sensibilités de ce territoire, capitale de l’ancien triangle de la mort longtemps meurtris par des conflits armés.
Inscrite dans la Responsabilité sociétale des entreprises, la société Chemaf n’entend nullement pas tourner le dos à cette jeunesse au risque de la laissé à la solde des tentations des mouvements négatifs dans une contrée où l’activisme maï maï a pignon sur rue.
Dialogue social toujours permanent
La société Chemaf soumise aux aléas de la crise provoquée par la pandémie de la Covid-19 ne compte nullement pas recourir à un licenciement sauvage.
Forte de son nouveau management qui fait du respect des droits de l’homme et des lois du pays, l’entreprise Chemaf se sépare toujours à l’amiable avec ses employés. L’expérience des Sites de Lubumbashi (Usoke et la mine de l’étoile) et Kolwezi servent de jurisprudence.
« Chemaf promet » d’entamer toujours par un dialogue de bonne foi avec la masse salariale pour expliquer aux concernés suivant les critères d’ancienneté doublée de la compétitivité.
Rangée dans à l’école des bonnes pratiques, la société Chemaf encourage les médias d’emboîter les pas de la société civile pour puiser l’information à l’entreprise.
