Depuis le début de la crise Ukrainienne, Moscou a cherché à tisser des liens avec de nombreux pays d’Afrique. Poutine n’est pas si isolé qu’on peut le croire. Il jouit, de par le reste du vaste monde non occidental, d’une solide panoplie de soutiens qui, même s’ils n’ont pas été jusqu’à voter contre la résolution, ont décidé de ne pas prendre position.
La crise ukrainienne est en train de renforcer encore plus les liens entre l’Ouganda et la Russie. Kampala a reçu les bras ouverts, mercredi 3 mars, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, Vladlen Semivolos.
Les conversations ont été consacrées sur des sujets d’intérêt communs « Cet après-midi, j’ai rencontré S.E Vladlen Semivolos, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Ouganda. Nous avons discuté de questions d’intérêt commun » a écrit Museveni sur son compte tweeter affichant ouvertement son soutien à la Russie.
En Afrique sub saharienne, Vladmir Poutine, grand pourvoyeur d’armements et de soutien de nature stratégique, reste pour certains un partenaire important.
Comme on l’a constaté ces derniers temps au Mali où les « milices Wagner » sont à l’œuvre : outre ce pays, qui s’est naturellement abstenu, douze autres Africains ont refusé de condamner Moscou : le Sénégal, le Soudan, le Soudan du Sud, le Congo ( Brazzaville), l’Angola, la Namibie, l’Afrique du Sud, Madagascar, le Mozambique, de l’Ouganda, du Burundi et de la Tanzanie.
Parmi les soutiens à Moscou, même s’ils n »ont pas voté contre la résolution, la réaction du fils de l’autocrate ougandais Yoweri Museveni donne une idée de la vision de certains caciques africains : le lieutenant général Muhoozi Kainerugaba s’est tout simplement déclaré en faveur de l’intervention russe : celui qui est le commandant de l’armée de terre ougandaise a tweeté que » la majorité de l’humanité non blanche soutient la Russie en Ukraine ». Et d’ajouter : « Poutine a tout à fait raison ! »
