Dans un communiqué de presse parvenu à Election-net.com ce mardi 8 février 2022, la maison de télécommunication Airtel exprime sa compassion à l’égard de la famille et des proches touchés par le phénomène Kidnapping à Goma au Nord-Kivu, tout en indiquant que les investigations se poursuivent par les services compétents quant à ce.
Cette société de télécommunication rappelle dans ce communiqué qu’il revient aux seules autorités judiciaires de procéder à la collecte d’informations relatives à l’usage et à la localisation de numéros de téléphone mobile dans le cadre d’une enquête judiciaire.
»La loi n°20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication dispose en son article 126 alinéa 2 que »le secret des correspondances » ne peut être levé que sur »réquisition du ministère public » ou sur »autorisation des cours et tribunaux dans le cadre d’une instruction judiciaire ». Peut-on lire dans ce communiqué.
Par ailleurs, Airtel rappel que tout renseignement relatif aux numéros de téléphone mobiles en cause dans une investigation judiciaire ne peut être transmis qu’aux services compétents. Et ce, selon la procédure prévue par les textes en vigueur et non à des personnes privées.
Enfin, cette maison de télécommunication informe le public que toutes les fois où elle a été requise, elle a pu collaborer avec les autorités judiciaires et les services de sécurité, et qu’elle continuera de le faire selon les besoins de l’enquête.
En rappel, il y a peu, dans la ville de Goma au Nord-Kivu, certaines victimes de kidnapping ont déposé une plainte contre la maison Airtel. Celles-ci accusent cette maison de télécommunication »de complicité » dans le phénomène kidnapping dans la ville volcanique. Surtout que les kidnappeurs se servent de numéro Airtel en exigeant la rançon.
Prince BAGHENI, à Goma
