« L’année 2019, nous avons pris nos fonctions au Ministère des Finances avec un niveau de déficit extrêmement criant qui nous a poussé à mener une politique de rigueur extrême. Mais comme vous le savez, cette politique ne fait pas le bonheur de tout le monde. Parce que quand on dit qu’on ne peut pas payer quand il n’y a pas des ressources. Ce n’est pas tout le monde qui est heureux», déclare-t- il d’emblée devant ses anciens collègues du Bureau Central de Cordination, Bceco qui le recevait ce samedi à Kinshasa pour célébrer sa nomination par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi au poste des Ministres des Finances.
« J’ai suivi hier des accusations gratuites comme quoi, j’interdisait qu’on donne des crédits aux commerçants. C’est des aberrations parce que je n’ai jamais dis des choses pareilles», répond-t-il au Directeur de Cabinet du Chef de l’État sans nommément éciter le nom de Vital Kamerhe qui faisait part de l’existence d’une lettre du ministre des Finances qui interdit l’accord des crédits aux commerçants, aux provinces et Entités Territoiriales Décentralisées sans son autorisation préalable.
« On ne peut pas sortir du Bceco et se comporter en moins professionnel. Ça ne peut pas se faire», rappelle-t-il son passé dans cette structure mise en place à l’avènement de Joseph Kabila à la présidence de la République Démocratique du Congo en 2001 avant d’enchaîner: « On peut nous accuser sur d’autres chapitres pas sur le chapitre professionnalisme».
En outre, le ministre des Finances promet de poursuivre sa démarche.
« Nous allons continuer à servir le pays avec abnégation ensemble avec vous parce que les ressources peuvent être là mais pour bien affecter les ressources du pays, il faut financer les investissements, les routes, les écoles, les centres de santé. Il n’y a pas de magie», explique le ministre.
«C’est ce qui fait qu’on développent dans un pays, les externalités positives, c’est-à- dire pour que ce pays soit attractif d’un point de vue d’investissement, il faut que nous offrions des bonnes routes, une jeunesse bien formée, l’électricité, l’eau…», conseille le numéro un des Finances publiques congolaise.
Dans son allocution de circonstances, José Sele Yalanguli insiste que cette stratégie rencontre la «vision du Président de la République qui ne cesse de prêcher en faveur des projets développement» dont l’échantillon reste les 100 jours.
José-Junior Owawa