Crise politique : La Chine appelle la communauté internationale à respecter la souveraineté de la RDC
La situation politique actuelle de la République Démocratique du Congo, est-elle déjà au centre de l’attention de la communauté internationale ? C’est en tout cas la question que se pose plus d’un observateur au regard des multiples déclarations des différentes ambassades installées à Kinshasa. Et ce, depuis le dernier discours du Chef de l’État Congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, annonçant la fin de la coalition au FCC-CACH au pouvoir depuis près de deux ans, et la désignation prochaine d’un informateur qui sera chargé d’identifier une nouvelle majorité parlementaire au niveau de l’Assemblée nationale, où son désormais ex allié, le Front Commun pour le Congo (FCC) de l’ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange se prévaut être majoritaire.
Cependant, la plupart de pays qui s’étaient jusque-là exprimés par l’entremise de leurs ambassades respectives se sont rangés derrière Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. C’est notamment le cas des États-Unis d’Amérique, le Canada, la Corée du Sud, le Japon, le Royaume-Uni, la Suisse, la France ou encore l’ancienne métropole de la République Démocratique du Congo (RDC), la Belgique.
Et la dernière déclaration en date est celle de la Chine.
Contrairement aux pays précités, le soutien de Pékin est plutôt tiède.
« La Chine soutient les efforts de la communauté internationale en faveur du dialogue et pour préserver la stabilité en RDC », a écrit son ambassadeur Zhu Jing, sur son compte Twitter consulté par election-net.com.
Et de poursuivre :
« Ceux-ci doivent respecter la souveraineté de la RDC ».
Cependant, cette position un peu réservée de la Chine est diversement interprétée par les analystes des relations diplomatiques. Nombreux estiment qu’elle se justifierait par le fait que la Chine avait des relations privilégiées avec l’ancien régime de Joseph Kabila Kabange qui avait d’elle le premier partenaire économique du pays.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac
