C’est l’une des grandes résolutions contenues dans la déclaration finale du sixième sommet Union européenne – Union africaine tenue du 17 au 18 février 2022 à Bruxelles, capitale de la Belgique.
« Le premier défi consiste à assurer un accès juste et équitable aux vaccins. Ensemble, nous soutiendrons les mécanismes locaux et régionaux de passation de marchés, ainsi que l’attribution et le déploiement de produits médicaux », indique la déclaration finale, avant de poursuivre :
« l’EU réaffirme qu’elle est déterminée à fournir à l’Afrique au moins 450 millions de doses de vaccin, en coordination avec la plateforme de l’équipe spéciale pour l’acquisition de vaccins en Afrique (AVATT), d’ici à la mi-2022. En mettant plus de 3 milliards de dollars (soit l’équivalent de 400 millions de doses de vaccin) à la disposition du mécanisme COVAX et des efforts de vaccination sur le continent africain, l’Équipe Europe contribue à cet objectif et complète les actions de cette équipe spéciale ».
En outre, « l’Équipe Europe mobilisera 425 millions d’euros pour accélérer le rythme de la vaccination et, en coordination avec le CDC Afrique, pour soutenir la distribution efficace de doses et la formation des équipes médicales, ainsi que pour renforcer les capacités d’analyse et de séquençage. Dans ce contexte, nous contribuons également à la lutte contre la désinformation concernant les sujets de santé », s’est ainsi engagée la délégation européenne.
L’Union européenne s’est également engagée à soutenir la souveraineté à part entière de l’Afrique en matière de santé, afin que le continent soit à mesure de réagir aux futures urgences de santé publique.
« Forts des enseignements tirés de la crise sanitaire actuelle, nous sommes déterminés à soutenir la souveraineté à part entière de l’Afrique en matière de santé, afin que le continent soit en mesure de réagir aux futures urgences de santé publique. À cette fin, nous soutenons un programme commun pour la fabrication de vaccins, de médicaments, de dispositifs de diagnostic, de traitement et de produits de santé en Afrique, y compris des investissements dans les capacités de production, des transferts volontaires de technologies ainsi que le renforcement du cadre réglementaire pour permettre un accès équitable aux vaccins, aux diagnostics et aux traitements », note enfin la déclaration.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac
