dimanche, 16 novembre 2025

Le parquet militaire de Ouagadougou (Burkina Faso) a requis ce mardi 08 février, trente ans de prison ferme contre l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, jugé en son absence.  » J’accuse Blaise Compaoré, oui je l’accuse de l’un des crimes les plus graves d’atteinte à la sûreté de l’État. Je l’accuse également de complicité d’assassinat. Blaise Compaoré est le donneur d’ordre. C’est lui qui avait intérêt à ce que le coup réussisse. Les stratégies d’attaque, les hommes et les moyens ont été fournis par Blaise Compaoré, déclare le tribunal militaire dans les propos recueillis par nos confrères de la Radio France Internationale.

La même source ajoute qu’Hyacinthe Kafondo, le commandant de la garde de M. Compaoré a recquit également trente ans de prison et est désigné comme celui qui a assuré la coordination du commando. Le parquet demande également le maintien du mandat d’arrêt contre ces deux personnalités.

Quant à lui, Gilbert Diendéré, l’un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987 et accusé de complicité d’assassinat et de complicité de recel de cadavre et de subornation de témoins, aussi vingt ans de prison. » Selon le parquet, il n’a pris aucune mesure contre les membres du commando alors qu’il avait en charge la sécurité du Conseil de l’entente.

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La justice lui reproche de ne pas avoir réagi quand le président Thomas Sankara et ses collaborateurs ont été attaqués. Enfin, contre le colonel major Jean-Pierre Palm, qui avait nié toute complicité lors du procès, le parquet requiert onze ans de prison, assortis de sursis « , rapporte la Radio France Internationale.

Pour mémoire, Thomas Sankara est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute-Volta et mort assassiné le 15 octobre 1987 à Ouagadougou au Burkina Faso lors d’un coup d’Etat ayant amené Blaise Compaoré au pouvoir.

Il est un homme d’État anti-impérialiste, révolutionnaire, socialiste, panafricaniste et tiers-mondiste voltaïque, puis burkinabè chef de l’État de la république de Haute-Volta rebaptisée Burkina Faso, de 1983 à 1987.

Albert E. NG

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