L’arrestation de Vital Kamerhe suscite plusieurs analyses dans la classe politique congolaise sur tous les niveaux. Reconnu comme bras droit de Félix Tshisekedi, personne ne pouvait imaginer que son invitation pouvait se transformer à une interpellation immédiate.
Peu avant sa comparution au parquet général près de la cour d’appel de Kinshasa/Matete, son parti politique avait qualifié son invitation d’un « acharnement politique » faisant suite à « à une campagne de diabolisation « . Pendant ce temps, Mwenze Kongolo pensait que c’est le Chef de l’État, plutôt, qui était visé dans cette affaire.
Mercredi 8 avril 2020, au moins 5 heures ont suffis aux juges pour ordonner la mise en détention de Vital Kamerhe. Par cet acte, Firmin Yangambi a pensé que le Président « devrait démissionner » car selon lui, le Félix Tshisekedi avait justifié certaines dépenses dans cette affaire. Du côté l’UNC , les députés nationaux ont aussitôt crié au scandale en demandant sa libération immédiate.
Pourquoi Felix Tshisekedi n’a-t-il pas agit en faveur de son principal allié?
Il est claire que la justice est apolitique. Personne, en dépit de son pouvoir exécutif, ne peut influencer la justice selon les lois du pays. Par ailleurs, Selé Yemba, porte-parole de l’UNC, pense que cette arrestation est une stratégie du président Félix Tshisekedi pour préparer les élections de 2023, brisant ainsi leur accord de Nairobi.
Pour Daniel Shekomba, des telles situations se présentent quand « les détenteurs du pouvoir s’appuient toujours sur la justice pour se débarrasser d’un collaborateur gênant ».
Il faut noter également que du côté de l’UDPS, partenaire direct de l’UNC dans la coalition CASH, rien n’a encore filtré.
Cependant, en dépit de ces déclarations, la mise au point de la présidence en rapport avec ce dossier est attendue. Que dira le Président de la RDC?, La question de reste posée. Ainsi, erreur ou stratégie, seul le Président de la République sera capable de distinguer cette position lors de sa prise de parole.
Dieubon Mughenze, à Beni
