La Conférence Épiscopale nationale du Congo CENCO est de nouveau sollicitée pour intervenir dans la libération de l’ancien directeur de Cabinet Vital Kamerhe.
Cette demande est formulée par la dynamique des universitaires de la province du Sud-Kivu, dans une lettre adressée à la CENCO et dont une copie est parvenue à election-net.com ce mardi 16 février que cette dynamique des universités ont manifesté cette doléance.
La dynamique des universités du Sud-Kivu soulève dans cette lettre certaines »irrégularités » du procès dit de 100 jours.
Il s’agit du non-respect du principe d’indépendance du tribunal, la partialité du tribunal au regard des prises de position des membres de la composition sur la culpabilité de Vital Kamerhe.
Cette dynamique indique que la vie privée du prévenu a été entamée en raison de la retransmission en direct du procès en lieu et place de la couverture médiatique, le non-respect du principe de l’égalité des armes soutenues par la répartition inéquitable du temps de parole, le refus d’accorder une remise en liberté provisoire, la non-observance du principe du contradictoire en raison de la prise en compte par le Juge, des pièces non versées au débat.
Eu égard à toutes ces irrégularités, la dynamique des universitaires du Sud-Kivu demande à la CENCO de mener un plaidoyer auprès du président de la République et des institutions habilitées afin que Vital Kamerhe recouvre sa liberté et sa dignité humaine.
Cependant, elle loue les efforts de la CENCO lors de la visite de son premier secrétaire, l’Abbé Donatien Nshole, à l’ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat dans sa cellule à Makala.
Pour rappel, c’est depuis le 20 juin 2021 que le président de l’Union pour la Nation Congolaise, UNC, Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de servitude pénale par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa.
Héritier Bashige depuis Bukavu
